Jeudi 19 avril journée de grève et manifestations interprofessionnelles.

Jeudi 19 avril 2018,

Grève et manifestations interprofessionnelles.

De nombreux secteurs de la société sont entrés en lutte. Travailleurs(es) du rail, de l’énergie, des accueils périscolaires, des bibliothèques, des musées, de Carrefour, des EHPAD, des aides à domicile, des hôpitaux, du crédit mutuel, éboueurs, fonctionnaires, lycéens et étudiants qui ne veulent pas du projet de loi Vidal, les retraités se mobilisent contre la hausse de la CSG, etc…

Ils et elles défendent leurs droits, leurs conditions de travail, leur dignité, le Service public.

Et les salariés de la métallurgie ?

En 1937 puis en 1968, les travailleurs de la métallurgie luttaient pour exiger des garanties collectives pour tous. Ces luttes ont abouti à la création puis à l’amélioration de nos Conventions Collectives. Les avantages conquis régissent notre quotidien encore aujourd’hui.

Pour rappel, l’UIMM, (au sein de laquelle SAFRAN tient une place prépondérante), a entrepris, il y a 18 mois, de remettre à plat tout le droit social de la branche. Pour elle, les conventions collectives actuelles sont obsolètes, les accords nationaux comme celui régissant les classifications sont archaïques et ne correspondent plus aux réalités du monde du travail.

Dès le début de cette négociation, la FTM-CGT n’a eu de cesse de porter à la connaissance des Métallos les enjeux et les positions respectives des différents protagonistes, tout comme elle a été porteuse de propositions cohérentes répondant aux évolutions actuelles, sur cha­cun des sujets.

La FTM-CGT a également construit le rapport de forces nécessaire en organisant 5 temps forts d’actions tout au long des premiers mois de cette négociation.

Il n’y a pas de temps à perdre pour empêcher ces reculs historiques que tente d’imposer l’UIMM. Au contraire, il faut, au nom de l’intérêt des travailleurs, exi­ger des droits nouveaux passant par une Convention Collective Nationale de haut niveau. ».  Pour plus d’informations : TM CGT https://ftm-cgt.fr/

Sur YouTube : https://www.youtube.com/watch?v=BQ3rHQqml78.

Le plan gouvernemental de destruction du code du travail, de la protection sociale, des libertés individuelles et collectives, n’est pas la volonté du peuple. Les services publics issus des conquêtes des salariés ne sont pas un coût mais la richesse de notre société, le bien commun de tous les citoyens.

Le vrai fléau pour la société c’est le coût capital qui accapare des richesses comme jamais les rois et empereurs d’antan n’ont pu le rêver.

Alors sortons de nos prés carrés, des fausses réponses qu’on veut nous imposer tous les jours à la télévision ou dans les journaux à sensation que détiennent ceux qui ont le pouvoir financier.

Pour défendre un service public de qualité pour tous, mais également pour défendre notre Convention Collective, la CGT TURBOMECA Buchelay appelle sous deux formes l’ensemble du personnel à faire du 19 avril 2018, une journée de grève.

La journée complète ou la demie journée, le but est de donner la possibilité aux salariés de participer à la manifestation parisienne. Des bus seront mis à disposition au départ de l’Ul de mantes la ville. Départ des bus 12h00. Inscription auprès de l’Ul : 01.30.33.59.91.

1 heure en fin de poste : Pour les équipiers 12h00 ou 19h20, pour le personnel en normale suivant l’heure d’arrivée.

 

Nous rappelons que la grève est un droit constitutionnel, nul ne peut y faire obstacle.

 

Accord qualité de vie au travail.

 

 

ACCORD QVT

SOYONS FORCE DE PROPOSITION !

 

Les organisations syndicales négocient actuellement avec la Direction un Accord sur la Qualité de Vie au Travail. Les questions du travail comme son organisation restent un vaste sujet sur lesquelles nous avons à travailler. Sur cette thématique bien précise de la QVT la CGT se veut être force de proposition.

Nous vous invitons donc à prendre connaissance des propositions que la CGT portera au cours de ces négociations …

 

Principe à intégrer dans le préambule de l’accord

L’amélioration des conditions de travail, le bien-être au travail nécessitent l’engagement et la coordination de tous : la Direction et l’encadrement, les préventeurs, les médecins du travail, la SSE,  les membres de CHSCT, jusqu’aux salariés eux-mêmes….

Renforcement de la Prévention Primaire

Pour rappel, le Code du Travail dans ses articles L4121-1 et L4121-2,  précise que « l’employeur se doit de prendre les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des salariés ».

Partie diagnostic, et prévention primaire 

 «Il s’agit de définir des critères qui reflètent la réalité de la vie au travail dans toutes ses dimensions et sa complexité »

  • Nous demandons que les CHSCT participent à l’élaboration de l’outil d’évaluation des RPS, et ce d’autant plus que nous avons un retour d’expérience sur le sujet. Pour rappel le CHSCT N°1 de Bordes a déjà construit et utilisé un outil sur la base du questionnaire KARASEC sur un service DT. Nous demandons que les instances représentatives du personnel puissent valider l’outil et le questionnaire retenu.

 

  • Nous demandons une participation active de nos élus au CHSCT pour la mise en place de la cartographie RPS à la maille du service ou l’unité de travail, du type de l’EQVT réalisée à titre expérimentale sur la ligne Carter à Tarnos,

 

  • Nos services médicaux ont actuellement un fonctionnement dégradé du fait de départs non remplacés. Le recrutement du personnel nécessaire s’impose au plus vite. De plus, nous demandons le recrutement d’un psychologue du travail spécialisé dans la prévention et le traitement des RPS.

Nous pensons qu’il est possible d’aller plus loin dans la prévention primaire, notamment par la collecte de nouveaux indicateurs :

  • Indicateurs démographiques : structures d’âges, répartitions homme-femme, proportion de seniors, qualifications, ancienneté… ;
  • Indicateurs d’absentéisme : taux d’absentéisme, durée des absences, motifs des absences, en fonction des métiers, âges et sexes, typologie des absences (maladie, accident du travail…) 
  • Indicateurs liés au parcours et à l’emploi : accès à la formation, mobilités, promotions, turn-over
  • Indicateurs de santé : troubles de santé, inaptitudes, reclassements, maladies professionnelles
  • Indicateurs de sécurité : accidents du travail, incidents, agressions… ;
  • Indicateurs de conditions de travail : contraintes temporelles, pénibilités, autonomie, vécu et ressenti du travail, qualité des relations de travail…
  • Présenter un bilan annuel du temps de travail et de la charge de travail au CHSCT.

 

Concernant la Prévention Secondaire, nous pensons qu’il est possible d’agir rapidement sur certains sujets :

Ergonomie des espaces de travail

  • Agir sur le bruit, sur l’isolation thermique réf : étude CGT (chaleur, froid)
  • Eviter les concentrations de salariés type « Open-Space » (pas plus de 4 personnes)
  • Point de vigilance sur le Travail répétitif qui a comme conséquence les TMS
  • Adaptation des écrans au besoin…
  • Adaptation des espaces de travail (10 m2 par salarié, source DARES)
  • Le restaurant d’entreprise est un lieu de partage et d’intégration sociale, il participe au bon équilibre alimentaire des salariés et donc de leur santé. Cette restauration lorsqu’elle est de qualité permet également d’améliorer la QVT des salariés en offrant le meilleur rapport qualité /prix possible et en contribuant à des relations professionnelles de meilleur qualité…. Pour y arriver un d’investissement est nécessaire à BUCHELAY pour inciter les salariés à manger au restaurant d’entreprise. Les directions de Bordes et Tarnos ont notamment construit leur image sur la qualité de restauration offertes aux salariés, donc en disposer est un vrai plus.

Charge de travail :

  • Equilibrer la capacité en fonction de la charge procéder à des embauches si nécessaire
  • Employabilité des personnes porteuse d’un handicap.

Temps de travail :

  • Mise en place d’un indicateur d’heures supplémentaires (surcharge de travail)
  • Prises des Congés libres, RTT, MP etc…. Pour la validation de ce type de congés, il faut revenir à la notion d’effectif (« Refus si effectif en dessous de 40% ») plutôt que de charge de travail.

Encadrer le Forfait/Jours : Déclencher une alerte et la prise de mesures propres à éviter la répétition pour tout dépassement, même occasionnel, des durées quotidiennes de 10

 

  • heures ou hebdomadaire de 48 heures (ou de 44 heures en moyenne sur 12 semaines)
  • Agir avec efficacité sur l’écrêtage des heures. Etat mensuel doit être remis au CHSCT.
  • Heures supplémentaires et délai de prévenance (48 heures mini).

Encadrement

  • Visibilité sur la stratégie d’entreprise dans son ensemble et sur la charge réelle de son service.
  • Utiliser son droit d’expression pour favoriser les échanges dans les équipes.
  • Donner une latitude décisionnelle aux salariés. On décide ensemble
  • Limiter les procédures qui formalisent ce qui est déjà connu.
  • Laisser davantage d’autonomie aux salarié-e-s, afin qu’ils puissent développer leur créativité et leur expertise.
  • Autoriser le risque d’erreurs et favoriser l’innovation.
  •  Valoriser l’évolution professionnelle des salarié-e-s au regard des compétences nouvelles acquises et mobilisées.
  • Donner le pouvoir décisionnel à ceux qui savent.

Vie professionnelle/Vie Privée

  • Définir des plages de disponibilité sur l’utilisation des outils informatiques téléphones professionnels.
  • Négocier une charte d’utilisation des outils numériques
  • les supports numériques et les outils de connexion doivent être fournis par l’entreprise et sécurisés sous sa responsabilité.
  • Fournir au  CHSCT, un bilan annuel des connexions aux réseaux d’entreprise hors temps de travail contractuel ;

La CGT souhaite recréer des espaces de discussions pour faire ressortir des propositions concrètes d’amélioration de la situation, susceptibles d’être mises en œuvre immédiatement. Il faut inverser la tendance et partir de la réalité du travail en s’appuyant sur des situations concrètes, du quotidien des salarié(e)s  pour élaborer une organisation du travail et non l’inverse.

 « Un salarié démotivé est un salarié qui souffre ». Un accord QVT c’est bien, nous restons persuadés qu’il nous faudra aller bien au-delà. Des entreprises ont décidé de réagir et de recentrer l’Humain au cœur du système, d’où l’apparition de nouvelles méthodes de management. C’est dans ce sens que nous avons l’intention de travailler….

N.A.O 2018, APRES UN CHANTAGE INACCEPTABLE A LA SIGNATURE !

 

N.A.O 2018

Il fallait deux signataires pour valider la dernière version de l’accord et éviter une décote de 0.3 % aux dernières propositions de la Direction. Signatures obtenues des syndicats, CFDT et CFE-CGC depuis mercredi 14 mars 2018, APRES UN CHANTAGE INACCEPTABLE A LA SIGNATURE !

A savoir ! Vendredi 9 Mars 2018, les 3 organisations syndicales appelant les salariés à un arrêt de travail, ont l’information que le groupe SAFRAN augmentera le budget NAO. A la réunion du 9 mars, la Direction a avoué avoir travaillé sur 3 scénarios possibles de répartition de l’enveloppe revue en stipulant que le scénario 1 été celui retenu.

Les organisations syndicales ont toutes demandées que soit appliqué le scenario 2

Les 3 scénarios envisagés par la direction concernent les salariés non-Cadres :

SCENARIO 1 : AG de 0.55% AI de 1.3% + 2 points MSU

SCENARIO 2 : AG de 0.65% AI de 1.2% + 2 points MSU

SCENARIO 3 : AG de 0.65% AI de 1.35% + 1 Point MSU

Pour les cadres, le budget passe de 2.2% à 2.35%.

La CGT, mardi 12 mars a demandé aux organisations syndicales composant l’intersyndicale, qui avait su jusque-là parler d’une même voix, de refaire front commun, mercredi 14 mars, jour de la dernière réunion.  Pour revendiquer la poursuite des négociations et exiger un retour à la proposition de 0.65% d’AG à minima (Proposition faite par la direction lors de la réunion du mardi 6 mars). Notre demande n’a pas fait l’unanimité.

Depuis la fin de ces négociations, notre organisation syndicale consulte ses adhérents.

Le résultat de notre consultation aboutira sur la volonté de signer ou non cet accord.

Cependant signature ou non, la CGT considère avoir obtenu des avancées sur des revendications grâce à la ténacité des élus CGT.

La prime Energie passe à 40 € – Le plancher du 13ème mois passe de 260 points à 267 points – L’harmonisation des seuils d’accueil des BTS et DUT qu’ils soient « tertiaires » ou « techniques » est enfin obtenu- Concernant les 2 points MSU supplémentaires, portant la MSU à 60 points, cette mesure permet un effet sur les bas salaires plus importants, ce qui n’est pas pour nous déplaire.

Pour la CGT, s’il y a des avancées intéressantes, il ne faut pas perdre de vue que les niveaux restent bas face à une augmentation de l’inflation glissée sur l’année de +1.3% à Février 2018.

Aussi, la CGT continuera d’interpeller la Direction Générale pour permettre une amélioration du pouvoir d’achat des salariés.  Mais pour obtenir la prise en compte de nos revendications, il faut que l’ensemble des salariés s’organisent, se mobilisent et luttent !

Vu le contexte de l’entreprise avec des négociations à venir sur la flexibilité du temps de travail, sur un accord Intéressement, sur les accords de branches couplés à l’application des ordonnances MACRON qui auront un fort impact, nous devons préserver notre capacité de mobilisation afin de défendre et pérenniser nos acquis, nos statuts dès le mois d’Avril.

 

Buchelay, MARS 2018

Hausse CSG, une escroquerie pour les salariés et les retraités !

 

 

Hausse CSG !

Une escroquerie pour les salariés et les retraités

Le gouvernement, à grands renforts médiatiques, a annoncé une hausse sur la feuille de paye depuis janvier 2018 pour les salariés du fait de la suppression des cotisations sociales. Attention à l’arnaque ! Car derrière un gain en moyenne de 20 euros par mois pour les salariés du privé, c’est, comme le précisent les derniers travaux de l’OFCE, une baisse de pouvoir d’achat qui attend chaque salarié au cours du premier trimestre 2018.

Cela tient notamment à la baisse en deux temps des cotisations sociales (3,15% au total) alors que la hausse de 1,7% de la CSG sera immédiate et en une fois. Quant aux fonctionnaires et aux retraités, la hausse de la CSG constitue une amputation directe de leurs revenus. Une compensation indemnitaire devrait être versée aux fonctionnaires.

Plus grave, sur l’ensemble de l’année, les 5% des ménages les plus modestes verront leur niveau de vie se réduire sous l’effet des mesures décidées alors que les 5% de ménages les plus aisés profiteront pleinement des réformes de la fiscalité du capital mobilier et verront leur niveau de vie s’accroître. Pire, la hausse de la CSG, associée à la généralisation des exonérations de cotisations sociales patronales, accentue une dérive vers la fiscalisation du financement de la Sécurité sociale.

Au lieu des cotisations, qui constituent un prélèvement sur les profits et permettent de financer les prestations sociales au-delà des salaires, sur le principe du « chacun contribue selon ses capacités, et chacun perçoit selon ses besoins », les prélèvements fiscaux pèsent sur les ménages, c’est-à-dire, en écrasante majorité, sur les salariés.

Le transfert des cotisations vers la CSG porte un double danger :

– Le désengagement des entreprises du financement de la protection en le basculant vers la fiscalité,

– L’ouverture en grand aux assurances privées du marché de la santé, le financement par l’impôt ne permettant d’assurer qu’une couverture minimum.

Pour répondre aux immenses besoins de protection sociale – santé, retraites, famille, soins aux personnes âgées… il est urgent de stopper cette dérive. Il faut en finir avec les exonérations de cotisations sociales patronales et les moduler en fonction de la politique d’emploi et de salaires des entreprises.

Il faut les compléter par un prélèvement sur les revenus financiers de ces dernières entreprises pour les dissuader de placer leur argent dans des opérations financières meurtrières pour l’économie du pays.

Buchelay le 2 mars 2018