TRAVAIL « SAMEDI – DIMANCHE » LA CGT SIGNE L’ACCORD

 

TRAVAIL « SAMEDI – DIMANCHE »

LA CGT SIGNE L’ACCORD

Après quatre réunions de négociation au cours desquelles la CGT a été force de propositions en concertation avec nos collègues de la ligne Corps au service du « GAGNANT – GAGNANT »

Jeudi 19 octobre 2017, la CGT a signé l’accord d’établissement sur la mise en place, à titre exceptionnel, d’une équipe de suppléance de fin de semaine.

La CGT a bien pris note que le retard conjoncturel était lié à divers aléas techniques, mais rappelle que ce recours est également dû au manque de réalisme dans l’élaboration des plannings de développement et d’investissement à la hauteur des enjeux « industriels et humains » du CCIH.

Pour la CGT, notre direction doit corriger ses choix stratégiques afin d’éviter que de nouvelles dérives d’organisations atypiques se reproduisent au détriment de la santé, de la vie familiale et sociale des salariés.

  • Les principaux points de l’accord :

Le principe est le double volontariat pour une durée minimum de 6 mois consécutifs et prolongeable une fois de 1 à 6 mois.

Le travail sera planifié sur 2 jours (Samedi et Dimanche) à raison de 12 heures par jours (6H à 18H).

La rémunération pour la durée hebdomadaire de travail de 24 heures en équipe de jour sera identique à la rémunération qui serait perçue à l’occasion d’un horaire 2×7 en équipe de semaine.

Les indemnités kilométriques « 0,38 €/km » seront versées sur la base du kilométrage réel domicile – lieu de travail. A titre exceptionnel, la prise en compte d’une distance minimale aller/retour de 30 km, sera appliquée.

Le décompte des jours non travaillés s’effectuera comme suit : Modulation le samedi et le dimanche = 1 semaine = décompte de 5 jours ouvrés. Modulation le samedi ou le dimanche = ½ semaine = décompte de 2,5 jours ouvrés.

Les jours de congés payés légaux et conventionnels seront décomptés comme suit : Congé le samedi et le dimanche = 1 semaine = décompte de 5 jours ouvrés, Congé le samedi ou le dimanche = 1/2 semaine = décompte de 2,5 jours ouvrés.

Les volontaires travailleront les jours fériés tombant un week-end (sauf le 1er mai). Les absences ne seront accordées qu’à titre exceptionnel pendant la période en équipe de suppléance. Un calendrier prévisionnel des congés sera établi et validé en concertation avec le chef de ligne et les opérateurs.

  • Les principales avancées contenues dans l’accord :

Une « prime de sujétion SD » de 800€ bruts par mois.

Une « prime de travail SD jour, incluant l’ensemble des paniers » de 170€ bruts par mois.

La Direction s’engage à réaliser une embauche en contrat à durée indéterminée dans le cadre du présent accord et de manière concomitante à la mise en place de l’équipe de suppléance.

  • Les points négatifs des négociations :

Le faible montant de la prime exceptionnelle de 350 € nets à la signature de l’avenant au contrat de travail. (Montant bridé par l’accord S/D appliqué à Bordes.)

  • Aucun engagement d’investissement du deuxième MCM.

Sur ce point, les organisations syndicales ont condamné et signifié leur incompréhension face au gel de cet investissement. Pour la CGT, ce deuxième MCM est indispensable au développement industriel et humain des lignes du futur du CCIH et nous continuerons de défendre ce dernier dans toutes les instances.

Compte-rendu de réunion Coordinateurs/DG Safran Lundi 16 Novembre 2015

CGT SAFRANLa séance a débuté à 10h00 par l’évocation des dramatiques attentats du vendredi 13 novembre avec le décès de deux salariés du Groupe et un blessé très grave. Ils étaient au concert du Bataclan.

La réunion se tenant sur le site de Safran Issy les Moulineaux, nous avons participé au rassemblement des salariés du site évoquant ces trois situations ainsi qu’à la minute de silence à midi.

La 1ère partie de la séance était consacrée à la signature des accords Groupe sur la formation professionnelle (signée par la CGT et les 3 autres syndicats CFDT, CGC, FO) et la GPEC (non signée par la CGT). La 2ème partie de réunion était destinée à nous présenter « un projet d’accord de méthode sur la rémunération globale et les avantages sociaux ».

Nous avions eu confirmation, au préalable, que dans cet accord de méthode serait intégrée la mesure de substitution à la majoration de l’Indemnité de Départ en Retraite (4 mois).

Avant de laisser la Direction développer sa présentation, nous avons déposé près de 7000 pétitions exigeant le maintien de ce dispositif signé par la CGT en 2012. La Direction a répondu que dès le départ elle avait dit l’impossibilité de reconduire cet accord pour des raisons de provisionnement.

Nous sommes intervenus en précisant que ce n’est pas une impossibilité de le reconduire en le pérennisant mais bien une volonté des dirigeants Safran de le supprimer. Le DRH présent à cette réunion a confirmé cette vision des choses … Les autres syndicats ne se sont pas exprimés à ce sujet !

Dans cet accord de méthode Groupe SAFRAN, la DG intègre 4 thèmes :

  • Le PERCO
  • La participation
  • Les mesures spécifiques aux salariés séniors
  • Les NAO 2016

PERCO : Dans cet accord groupe l’abondement fait partie d’un avenant annuel pouvant faire évoluer le montant total distribué aux salariés. Concernant l’abondement 2016, la DG annonce qu’il restera identique à 2015. Pour rappel c’est une enveloppe globale pouvant atteindre 15M€, avec un abondement maxi de 700€ par salarié dont 1000€ pour les séniors ayant placé volontairement leur épargne dans ce dispositif. Pour 2017, une négociation sera prévue premier semestre 2016 afin de mettre en conformité l’accord PERCO suite aux évolutions législatives liées à la loi Macron.

Celle-ci permet d’étendre les placements à d’autres Fonds et faire bénéficier un abaissement du forfait social payé par l’employeur de 20% à 16%.

La CGT, non signataire de cet accord PERCO, a demandé de transférer cet abondement de 15M€ réparti individuellement sur un dispositif retraite par capitalisation (individuel) dans un système solidaire (collectif) par répartition à créer sur le groupe tout en dénonçant l’abaissement de la part employeur sur le forfait social.

PARTICIPATION : Suite à la suppression de la Prime de Partage des Profits en 2015, nous sommes dans l’obligation de négocier un avenant à l’accord Participation Groupe (signé par la CGT), car celui-ci y fait référence. A ce jour la participation plafonne et représente 6,8% de l’EBIT Groupe (périmètre France), tandis que la PPP représentait 0,4% de ce même EBIT.

La DG déclare vouloir améliorer la formule de calcul de la réserve spéciale globale de participation (RSGP) mais n’affirme pas que la négociation d’un avenant à l’accord participation donnera automatiquement 7,2% de l’EBIT.

La CGT a fait comprendre que dans la négociation participation, il faudra discuter de l’augmentation du plancher, voire même d’avoir un reversement uniforme.

Mesures spécifiques aux salariés séniors : La direction nous a confirmé sa volonté de supprimer l’accord majoration de l’IDR, car le reconduire entraînerait à ce que celui-ci devienne pérenne et ainsi provisionner pour les 41000 salariés du Groupe (périmètre France). En lieu et place elle propose un système d’abondement dans le Compte Epargne Temps : un abondement en temps équivalant à 10 fois le nombre de jours placés, avec un maximum de 30 jours d’anticipation.

Cet accord obligerait les salariés à adhérer au CET afin de pouvoir bénéficier de cette mesure. La direction indique que 600 départs en retraite ont déjà été effectués depuis le début de l’année sur le Groupe ce qui est au-dessus de leur prévision initiale. Son exigence est que le coût de l’abondement CET représente seulement 2/3 du coût de l’actuelle IDR. La DG précise qu’elle a fait son Benchmark et qu’aucun Groupe n’avait cet avantage que constitue L’IDR…

Cependant à titre provisoire et exceptionnel la DG prolonge pour 3 mois l’accord en l’état (avec signature d’un avenant), ce qui fera que quelques salariés supplémentaires bénéficieront de cette mesure.

La CGT a dénoncé ce recul social alors que la retraite chapeau pour les hauts dirigeants est maintenue et provisionnée.

NAO : La DG souhaite intégrer ce point dans l’accord de méthode en stipulant que les négociations par sociétés doivent se dérouler de janvier à fin février 2016 et avoir 4 thèmes à développer : les jeunes embauchés, l’évolution des carrières, les séniors et l’égalité Femmes /Hommes.

Elle nous a simplement annoncé que la réunion de cadrage relative aux NAO 2016 aurait lieu le 10 décembre à 15h00, en nous précisant que ce dernier serait comparable à celui de 2015, nous disant clairement que la politique NAO 2015 était d’un bon niveau !

La CGT est intervenue pour dire son opposition à ce projet d’accord fourre-tout dans lequel on essaierait de faire croire aux salariés qu’ils sont, au global, gagnants. C’est la 1ère fois que cette façon d’aborder la négociation est pratiquée chez Safran .

Dans le même temps cette façon de faire se développe tant au niveau de la branche métallurgie qu’au niveau national à l’image de la conférence sociale. Le but recherché est de limiter le nombre de réunions de négociation sur chaque thème et d’en définir à l’avance le niveau.

Les autres syndicats s’interrogent, sans remettre en cause cette méthode, par contre ils souhaitent retirer les NAO de cet éventuel accord sur « la rémunération globale et les avantages sociaux » dont la DG a fixé les prochaines réunions les :

  • Mardi 1 Décembre
  • Lundi 14 Décembre

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Pour la CGT

Sylvain Pichard, Eric Berthold, Humberto Pais, Gérard Montuelle

Paris le 17 novembre 2015

Une signature non conforme.

Logo CGT

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FLASH INFO- Relevé de conclusions….suite
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Tout d’abord il nous semble important de resituer le cadre. Nous sommes face à une Direction aux pratiques contestables, qui met particulièrement la pression sur le site de Tarnos.

Fort de la mobilisation des salariés et de la consultation de ses adhérents la CGT Société a clairement donné sa position. Il n’y aura pas de signature de la CGT du « relevé de conclusions ».

Document qui outre le fait d’avaliser la révision de nos accords, demande l’adhésion des organisations syndicales pour une stratégie de réorganisations de l’entreprise qui est dangereuse.

D’ailleurs, nous en mesurons déjà les effets, la semaine dernière plusieurs salariés se sont retrouvés du jour au lendemain sans poste de travail et mis à la disposition de la RH.

Dans les diverses communications, vous avez pu lire que « la CGT Tarnos a signé ». En effet, un délégué syndical local a signé ce relevé de conclusions qui est un document société.

Les Délégués Syndicaux Centraux sont les seuls habilités à signer un document société.

Une dénonciation par courrier a été faite le vendredi 5 Décembre 2014 par nos DSC

Nous sommes face à une Direction de combat qui à la ferme intention de tirer nos acquis sociaux vers le bas.

Nous avons été très nombreux  à contester la remise en cause de nos statuts, nous devons continuer le rassemblement des salariés et restituer les vraies responsabilités de nos dirigeants, renforcer et amplifier la mobilisation du personnel.

Lettre du 5 Décembre 2014 au PDG