Projet d’accord Compétences et performance.

 

 

 

 

ACCORD  « COMPETENCES et PERFORMANCE »

En cette nouvelle année, la CGT vous souhaite, ainsi qu’à tous vos proches, réussite, bonheur et que 2018 vous apporte le meilleur dans votre vie.

Le meilleur socialement pour chacun d’entre nous n’est pas inscrit dans l’agenda social de notre Direction qui veut remettre en cause nos accords sur le temps de travail en passant par un accord appelé « Compétences et Performance ».

Sous couvert de performance, la Direction se focalise sur l’adaptation du temps de travail. Elle souhaite :

  • Pour les non Cadres, bloquer/anticiper/repousser les Modulations du temps de travail (MS)
  • Pour les CADRES, bloquer, anticiper, repousser les Jours de réduction du temps de travail (JRTT)
  • Modifier sur « la base du double volontariat» les forfaits jours
  • Recourir au travail du samedi- dimanche, à une équipe de suppléance face à un « aléas » dans un délai d’1 mois

Ce projet, c’est permettre une flexibilisation à outrance des salariés et du temps de travail.

 Pourtant notre Direction dispose d’un panel de dispositions accordées par le législateur et nos accords, qui peuvent le cas échéant, amener de la souplesse dans le cadre de situations exceptionnelles.

Pourquoi s’acharner à vouloir aller encore plus loin ?

Notre Direction adopte une position dogmatique pour servir les objectifs du groupe. Alors qu’il n’y a plus nécessité d’adapter l’entreprise en termes d’équilibre charges/capacités dû aux effets de la baisse des PDP, la direction de Turbomeca doit tenir les objectifs du groupe d’augmenter la profitabilité de 1% par an, pour arriver à 19% en 2019, contre 15.5% aujourd’hui.

Comment ? « Faire plus avec moins de personnel » tout en prenant le risque de mettre en danger notre santé et la qualité de nos produits.

Gagner en performance c’est possible !

Soyons bien clair, il ne s’agit pas pour nous de remettre en cause la vocation de l’entreprise. Nous voulons construire une entreprise performante et rentable, ne serait-ce qu’en tant que gage de sa pérennité.

Nous pouvons gagner en efficacité et performance en redonnant du sens au travail. Le problème ce n’est pas le temps de travail, c’est l’organisation du travail. .

L’entreprise se doit de mettre l’Homme au cœur de son fonctionnement. Donner du sens au métier, créer les conditions de l’épanouissement de chacun, permettre aux salariés d’apprendre et d’apprendre encore et donner  l’envie…

Après plusieurs années successives de plan d’adaptation, de suppression d’effectifs, de gel des embauches, beaucoup de services sont sous-tensions.

Les gains de performance pourraient être obtenus en développant des plans de progrès de QVT, de qualité de vie au travail, permettant à nouveau l’épanouissement des salariés.

« Donner du sens à son travail » Le plaisir et le sens sont des boosters essentiels de motivation, ce qui se répercute sur les performances. »

Notre entreprise sous-estime ce potentiel humain qu’elle a tendance à percevoir surtout comme un coût.  Pour la CGT, les salariés sont avant tout un levier de performance et par là même un facteur de compétitivité qui doit être mobilisé en remettant l’humain au cœur de la performance.

Nous sommes convaincus que nous avons tous une responsabilité et un rôle à jouer à cet égard.  Ainsi, notre priorité aujourd’hui doit être de nous mobiliser au service de la construction d’une vision renouvelée de l’entreprise et de son collectif de travail : c’est à la fois un enjeu en termes de santé des salariés, de compétitivité mais aussi de dynamisme.

Pour la CGT, il est hors de question de toucher à nos accords sur le temps de travail accord sur les modulations et JRTT conquis de hautes luttes.

La Direction doit abandonner ce projet de flexibilité et réorienter les négociations sur l’organisation du travail et le bien-être de ses salariés.

 

Bordes, Tarnos, BUCHELAY le 16/01/2018

PROJET D’ACCORD SUR LE TEMPS DE TRAVAIL.

 

PROJET D’ACCORD SUR LE TEMPS DE TRAVAIL

 

LA CGT A ETE REÇUE, SEULE, A LA DEMANDE DE LA DIRECTION, MARDI 21 NOVEMBRE 2017.

L’objectif était de présenter un document avec les grandes orientations de ce qui doit aboutir dans les semaines à venir à un Accord « Compétences et Performances ».

La même démarche est entreprise avec les deux autres Organisations syndicales représentatives que sont : la CFE-CGC et la CFDT. Elles seront reçues seules, tour à tour.

Au sommaire du document de travail présenté par la Direction :

1.1 – Adaptation du temps et de l’organisation du travail

1.2 – Compétences

2 – Autres thèmes pouvant être abordés     (A compléter et prioriser en réunion de travail)

LES OBJECTIFS DES MESURES :

1TEMPS DE TRAVAIL : FAIRE VARIER LE NOMBRE DE MS (modulation de service) de plus ou moins 50% par an sur 3 ans maxi. Exemple sur 1 an : 5j mini et 15j maxi pour un équipier, 7j mini et 21 j maxi pour un horaire jour.

Pour les cadres, principe du « compte temps 2016 » à la hausse ou à la baisse.

2 – Disposer d’un accord société pour le recours aux astreintes

3 – Disposer d’un accord société sur le travail du SAMEDI – DIMANCHE

 4 – Mise en place d’un observatoire des métiers

5 – Prolonger au-delà de 2017 le dispositif ELAN pour favoriser les mobilités géographiques

6 – Généraliser la mise en œuvre du livret Formation déjà mis en place sur certains secteurs

Concernant les autres thèmes pouvant être abordés :

La Direction indique entre parenthèses dans son sommaire, voir page précédente (A Compléter et prioriser en réunions de travail)

  • L’alternance comme vivier de recrutement
  • Le télétravail
  • L’articulation vie privée/vie professionnelle et le droit à la déconnexion
  • La poursuite du dispositif CESU au-delà de fin 2017
  • L’aménagement des forfaits jours

 

ALORS QUE NOUS ENTENDONS BEAUCOUP PARLER DES USINES DU FUTUR, DES LIGNES DE PRODUCTION DU FUTUR, NOUS REGRETTONS DE NE PAS AVOIR UNE DIRECTION DU FUTUR ! EN EFFET, N’AVONS-NOUS PAS LA ENCORE LES VIELLES RECETTES QUE NOUS CONNAISSONS DEJA ? Ce projet d’accord ne ferait qu’entériner ce qui a été signé  lors des NAO en 2016 et 2017.

Rappelons la position de certaines organisations syndicales, en Septembre dernier, lors des élections professionnelles, de ne pas toucher à notre accord  sur le temps de travail en pluri-annualisant les MS.

Ce projet d’accord « fourre-tout » n’a qu’un seul but : « rendre les salariés toujours plus disponibles » en établissant des nouvelles règles sur le travail du SAMEDI et du DIMANCHE, en développant le recours aux astreintes, en décalant ou en payant les modulations de service dans la limite de 42 MS sur 3 ans pour les personnes en horaire de journée, dans la limite de 29 MS au bout de 3 ans pour les équipiers.                                  Et l’emploi et l’organisation du travail dans tout ça ??

NOUS APPELONS NOS PARTENAIRES SOCIAUX A S’OPPOSER VIVEMENT A CE PROJET DE REGRESSION SOCIALE. ENSEMBLE, FAISONS FRONT COMMUN DANS L’INTERET DE TOUS LES SALARIES.

TRAVAIL « SAMEDI – DIMANCHE » LA CGT SIGNE L’ACCORD

 

TRAVAIL « SAMEDI – DIMANCHE »

LA CGT SIGNE L’ACCORD

Après quatre réunions de négociation au cours desquelles la CGT a été force de propositions en concertation avec nos collègues de la ligne Corps au service du « GAGNANT – GAGNANT »

Jeudi 19 octobre 2017, la CGT a signé l’accord d’établissement sur la mise en place, à titre exceptionnel, d’une équipe de suppléance de fin de semaine.

La CGT a bien pris note que le retard conjoncturel était lié à divers aléas techniques, mais rappelle que ce recours est également dû au manque de réalisme dans l’élaboration des plannings de développement et d’investissement à la hauteur des enjeux « industriels et humains » du CCIH.

Pour la CGT, notre direction doit corriger ses choix stratégiques afin d’éviter que de nouvelles dérives d’organisations atypiques se reproduisent au détriment de la santé, de la vie familiale et sociale des salariés.

  • Les principaux points de l’accord :

Le principe est le double volontariat pour une durée minimum de 6 mois consécutifs et prolongeable une fois de 1 à 6 mois.

Le travail sera planifié sur 2 jours (Samedi et Dimanche) à raison de 12 heures par jours (6H à 18H).

La rémunération pour la durée hebdomadaire de travail de 24 heures en équipe de jour sera identique à la rémunération qui serait perçue à l’occasion d’un horaire 2×7 en équipe de semaine.

Les indemnités kilométriques « 0,38 €/km » seront versées sur la base du kilométrage réel domicile – lieu de travail. A titre exceptionnel, la prise en compte d’une distance minimale aller/retour de 30 km, sera appliquée.

Le décompte des jours non travaillés s’effectuera comme suit : Modulation le samedi et le dimanche = 1 semaine = décompte de 5 jours ouvrés. Modulation le samedi ou le dimanche = ½ semaine = décompte de 2,5 jours ouvrés.

Les jours de congés payés légaux et conventionnels seront décomptés comme suit : Congé le samedi et le dimanche = 1 semaine = décompte de 5 jours ouvrés, Congé le samedi ou le dimanche = 1/2 semaine = décompte de 2,5 jours ouvrés.

Les volontaires travailleront les jours fériés tombant un week-end (sauf le 1er mai). Les absences ne seront accordées qu’à titre exceptionnel pendant la période en équipe de suppléance. Un calendrier prévisionnel des congés sera établi et validé en concertation avec le chef de ligne et les opérateurs.

  • Les principales avancées contenues dans l’accord :

Une « prime de sujétion SD » de 800€ bruts par mois.

Une « prime de travail SD jour, incluant l’ensemble des paniers » de 170€ bruts par mois.

La Direction s’engage à réaliser une embauche en contrat à durée indéterminée dans le cadre du présent accord et de manière concomitante à la mise en place de l’équipe de suppléance.

  • Les points négatifs des négociations :

Le faible montant de la prime exceptionnelle de 350 € nets à la signature de l’avenant au contrat de travail. (Montant bridé par l’accord S/D appliqué à Bordes.)

  • Aucun engagement d’investissement du deuxième MCM.

Sur ce point, les organisations syndicales ont condamné et signifié leur incompréhension face au gel de cet investissement. Pour la CGT, ce deuxième MCM est indispensable au développement industriel et humain des lignes du futur du CCIH et nous continuerons de défendre ce dernier dans toutes les instances.

Compte-rendu de réunion Coordinateurs/DG Safran Lundi 16 Novembre 2015

CGT SAFRANLa séance a débuté à 10h00 par l’évocation des dramatiques attentats du vendredi 13 novembre avec le décès de deux salariés du Groupe et un blessé très grave. Ils étaient au concert du Bataclan.

La réunion se tenant sur le site de Safran Issy les Moulineaux, nous avons participé au rassemblement des salariés du site évoquant ces trois situations ainsi qu’à la minute de silence à midi.

La 1ère partie de la séance était consacrée à la signature des accords Groupe sur la formation professionnelle (signée par la CGT et les 3 autres syndicats CFDT, CGC, FO) et la GPEC (non signée par la CGT). La 2ème partie de réunion était destinée à nous présenter « un projet d’accord de méthode sur la rémunération globale et les avantages sociaux ».

Nous avions eu confirmation, au préalable, que dans cet accord de méthode serait intégrée la mesure de substitution à la majoration de l’Indemnité de Départ en Retraite (4 mois).

Avant de laisser la Direction développer sa présentation, nous avons déposé près de 7000 pétitions exigeant le maintien de ce dispositif signé par la CGT en 2012. La Direction a répondu que dès le départ elle avait dit l’impossibilité de reconduire cet accord pour des raisons de provisionnement.

Nous sommes intervenus en précisant que ce n’est pas une impossibilité de le reconduire en le pérennisant mais bien une volonté des dirigeants Safran de le supprimer. Le DRH présent à cette réunion a confirmé cette vision des choses … Les autres syndicats ne se sont pas exprimés à ce sujet !

Dans cet accord de méthode Groupe SAFRAN, la DG intègre 4 thèmes :

  • Le PERCO
  • La participation
  • Les mesures spécifiques aux salariés séniors
  • Les NAO 2016

PERCO : Dans cet accord groupe l’abondement fait partie d’un avenant annuel pouvant faire évoluer le montant total distribué aux salariés. Concernant l’abondement 2016, la DG annonce qu’il restera identique à 2015. Pour rappel c’est une enveloppe globale pouvant atteindre 15M€, avec un abondement maxi de 700€ par salarié dont 1000€ pour les séniors ayant placé volontairement leur épargne dans ce dispositif. Pour 2017, une négociation sera prévue premier semestre 2016 afin de mettre en conformité l’accord PERCO suite aux évolutions législatives liées à la loi Macron.

Celle-ci permet d’étendre les placements à d’autres Fonds et faire bénéficier un abaissement du forfait social payé par l’employeur de 20% à 16%.

La CGT, non signataire de cet accord PERCO, a demandé de transférer cet abondement de 15M€ réparti individuellement sur un dispositif retraite par capitalisation (individuel) dans un système solidaire (collectif) par répartition à créer sur le groupe tout en dénonçant l’abaissement de la part employeur sur le forfait social.

PARTICIPATION : Suite à la suppression de la Prime de Partage des Profits en 2015, nous sommes dans l’obligation de négocier un avenant à l’accord Participation Groupe (signé par la CGT), car celui-ci y fait référence. A ce jour la participation plafonne et représente 6,8% de l’EBIT Groupe (périmètre France), tandis que la PPP représentait 0,4% de ce même EBIT.

La DG déclare vouloir améliorer la formule de calcul de la réserve spéciale globale de participation (RSGP) mais n’affirme pas que la négociation d’un avenant à l’accord participation donnera automatiquement 7,2% de l’EBIT.

La CGT a fait comprendre que dans la négociation participation, il faudra discuter de l’augmentation du plancher, voire même d’avoir un reversement uniforme.

Mesures spécifiques aux salariés séniors : La direction nous a confirmé sa volonté de supprimer l’accord majoration de l’IDR, car le reconduire entraînerait à ce que celui-ci devienne pérenne et ainsi provisionner pour les 41000 salariés du Groupe (périmètre France). En lieu et place elle propose un système d’abondement dans le Compte Epargne Temps : un abondement en temps équivalant à 10 fois le nombre de jours placés, avec un maximum de 30 jours d’anticipation.

Cet accord obligerait les salariés à adhérer au CET afin de pouvoir bénéficier de cette mesure. La direction indique que 600 départs en retraite ont déjà été effectués depuis le début de l’année sur le Groupe ce qui est au-dessus de leur prévision initiale. Son exigence est que le coût de l’abondement CET représente seulement 2/3 du coût de l’actuelle IDR. La DG précise qu’elle a fait son Benchmark et qu’aucun Groupe n’avait cet avantage que constitue L’IDR…

Cependant à titre provisoire et exceptionnel la DG prolonge pour 3 mois l’accord en l’état (avec signature d’un avenant), ce qui fera que quelques salariés supplémentaires bénéficieront de cette mesure.

La CGT a dénoncé ce recul social alors que la retraite chapeau pour les hauts dirigeants est maintenue et provisionnée.

NAO : La DG souhaite intégrer ce point dans l’accord de méthode en stipulant que les négociations par sociétés doivent se dérouler de janvier à fin février 2016 et avoir 4 thèmes à développer : les jeunes embauchés, l’évolution des carrières, les séniors et l’égalité Femmes /Hommes.

Elle nous a simplement annoncé que la réunion de cadrage relative aux NAO 2016 aurait lieu le 10 décembre à 15h00, en nous précisant que ce dernier serait comparable à celui de 2015, nous disant clairement que la politique NAO 2015 était d’un bon niveau !

La CGT est intervenue pour dire son opposition à ce projet d’accord fourre-tout dans lequel on essaierait de faire croire aux salariés qu’ils sont, au global, gagnants. C’est la 1ère fois que cette façon d’aborder la négociation est pratiquée chez Safran .

Dans le même temps cette façon de faire se développe tant au niveau de la branche métallurgie qu’au niveau national à l’image de la conférence sociale. Le but recherché est de limiter le nombre de réunions de négociation sur chaque thème et d’en définir à l’avance le niveau.

Les autres syndicats s’interrogent, sans remettre en cause cette méthode, par contre ils souhaitent retirer les NAO de cet éventuel accord sur « la rémunération globale et les avantages sociaux » dont la DG a fixé les prochaines réunions les :

  • Mardi 1 Décembre
  • Lundi 14 Décembre

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Pour la CGT

Sylvain Pichard, Eric Berthold, Humberto Pais, Gérard Montuelle

Paris le 17 novembre 2015