GARDAREM LO RTT !!!

 

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« AGILITE & PERFORMANCE » ==========================================

 

GARDAREM LO RTT !

 

Le débat sur les 35 heures et l’aménagement du temps de travail n’a jamais cessé, il rebondi aujourd’hui avec l’annonce de notre direction de vouloir signer un accord sur l’Agilité et la performance qui n’est autre qu’un réaménagement de notre temps de travail…

 

Une stratégie bien connue …

Après l’annonce d’une stagnation de nos productions, notre direction nous annonce que seul un réaménagement de notre temps de travail pourra remettre notre société sur les rails de la compétitivité… C’est « La Stratégie du Choc ». Il s’agit de mettre à profit l’état de stupeur provoqué par un événement pour aliéner les salariés et faire des coupes sombres sur leurs acquis sociaux.

Cet effet d’annonce a donné des ailes à nos « troupes d’élites » sous mandat de Safran pour hausser le ton et au nom la performance et la compétitivité s’attaquer au bulldozer à nos acquis sociaux.

Ne nous y trompons pas, si notre PDG dit « ne pas vouloir s’attaquer à nos 35 heures », au programme il y a tout de même une palette considérable d’instruments de flexibilité sur l’organisation du temps de travail et une main mise sur notre temps libre.

Lors de la réunion du 24 septembre, notre PDG nous a aussi rappelé son leitmotiv.

« Faire plaisir à l’actionnaire »

Vous l’aurez compris, nous devons reconnecter les attaques sur notre RTT à cette petite phrase. Nous n’avons pas un patron qui veut être compétitif et performant, mais un patronat qui veut être rentable, ce n’est pas pareil !

Ce qui handicape la performance de notre entreprise et des entreprises en général, c’est l’appétit féroce et démesuré des actionnaires qui exigent une rentabilité à 2 chiffres. En d’autres termes, c’est le COUT DU CAPITAL, avec des conséquences sur les orientations industrielles et sociales de notre société. Vouloir s’attaquer à la performance c’est aussi avoir le courage de revoir la répartition des richesses crées.

Fléxibilité

Pour la CGT, il n’est pas question de toucher à nos RTT …

La baisse de la durée effective du travail représente une conquête sociale très importante, s’inscrivant fondamentalement dans le sens de l’Histoire, dont l’une des dimensions consiste précisément pour l’humanité à mettre l’économie à son service et non l’inverse, afin d’offrir à la totalité de ses membres des conditions d’existence décentes et confortables, permettant à chacun de s’épanouir grâce à une rétribution suffisante, respectueuse et juste pour sa participation à l’effort commun de production des richesses.

 

Sur le front de l’emploi et de la compétitivité, quoiqu’on dise sur les 35 heures sur la période 1998-2002 les estimations les plus sérieuses, notamment celles de l’Insee et de la Dares (1) du ministère du Travail nous montrent que le processus de la RTT a conduit à des créations nettes d’emplois de l‘ordre de 350.000, et à des gains de productivités.

Les lois Aubry sur les 35 heures votées, les salariés de TURBOMECA se sont très vite mobilisés pour exiger l’application de la loi à TURBOMECA. Il va s’en dire que les dirigeants de l’époque ne l’entendaient pas de la même oreille et il aura fallu plusieurs mois de lutte pour aboutir enfin à un accord de réduction du temps de travail (voir encadré).

 

Nos accords ont été gagnés de hautes luttes, S’il le faut, nous n’hésiterons pas à nous mobiliser pour les préserver.

 

 

Performance et compétitivité

Pour la CGT, on ne peut lier la compétitivité et la performance au temps de travail. Les perspectives d’avenir de notre industrie sont grandes mais elles se conjuguent avec d’inquiétants dysfonctionnements : la flexibilité, les délocalisations des services et des productions, le déficit d’investissement machine, la stagnation des salaires conduisent à affaiblir notre industrie aéronautique. Le manque de reconnaissance, les restructurations permanentes, les environnements impersonnels en Open Space, les organisations du travail du type « Lean » ou les « services partagés » sont autant de facteurs générateurs de démobilisation des salariés, de mal être, de souffrance, de stress et de gâchis. Même les carrières d’ingénieurs, de techniciens supérieurs et d’ouvriers hautement qualifiés ont tendance à disparaitre voire sont rendues de moins en moins attractives.

 

Remettons la gestion de TURBOMECA à l’endroit.

L’aménagement du temps de travail n’est pas la solution à nos problèmes, c’est plutôt l’organisation du travail qui doit être revue.

L’avenir de TURBOMECA passe notamment par sa capacité à investir et à placer sa confiance dans l’intelligence individuelle et collective.

La situation financière de notre entreprise est saine, mettons à profit ce moment de répit, donné par la stagnation de nos productions pour faire un état des lieux et reconstruire notre entreprise à tous les niveaux.

Lançons une réflexion sur notre organisation du travail, sur notre capacité productive et à innover, sur les enjeux « qualité » fragilisés par des délocalisations à outrance. Sur la perte de notre savoir-faire, du métier….etc.

Nous sommes d’accord avec vous M. ANDRIES, nous voulons nous aussi « que tous des salariés rentrent à l’usine avec la banane ». Pour se faire il va falloir agir pour la qualité de vie au travail qui implique prendre des actions permettant d’améliorer les conditions d’exercice du travail, redonner du sens à celui-ci.

Préparer l’avenir, c’est aussi investir dans des machines modernes, dans les nouvelles technologies, renforcer la notion de métier au travers d’une formation professionnelle qualifiante ouverte aux métiers de demain….

 

Nous avons besoin d’entrepreneurs pas de banquiers !!!

 

La RTT à TURBOMECA …Réduction du temps de travail pour tous dans les mêmes proportions (4.56%) 1.2% d’aides sous la forme de réductions de charges pour l’employeur et 3.36% de gains de productivité à faire pour les salaries !

  • Pas de modération salariale et même des AG et des AIS,
  • Mise en place de 19jours de RTT pour les équipiers+ gain d’un jour de congé supplémentaire après 4000 paniers.
  • 28 jours de RTT pour la normale avec possibilité pour tous de fractionner des jours en heures pour une meilleure souplesse d’utilisation.
  • Cette réduction du temps de travail a permis l’embauche de 50 personnes en CDI !
  • Mise en place d’une préretraite 50 /50 sur 3ans pour 400 salariés permettant l’embauche de 200 personnes en CDI !

Soit 250 CDI au total …

 


C’est ensemble que nous construirons

Le TURBOMECA de demain!!!!

 

La CGT réunie en Assemblée Générale a décidé d’élargir le débat à l’ensemble des salariés et vous proposera très prochainement des espaces de débats et réflexions.

 

 

 

 

 

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